Brûlure, douleurs musculaires, et même, sous certaines conditions, choc émotionnel : l’accident du travail prend des formes diverses et variées. Il se distingue de la maladie professionnelle par son caractère soudain.

Qu’est-ce qu’un accident du travail ?

Est considéré comme accident du travail tout accident survenu au salarié par le fait ou à l’occasion de son travail. Il doit en avoir été victime dans le cadre de son activité professionnelle alors qu’il se trouvait sous l’autorité de son employeur, et l’événement doit avoir entraîné l’apparition d’une lésion (coupure ou brûlure, douleur musculaire apparue après le port d’une charge, malaise cardiaque, ou encore choc émotionnel consécutif à une agression commise dans l’entreprise). L’accident du travail se distingue de la maladie professionnelle par son caractère soudain. Il peut être provoqué par un événement ou une série d’événements qu’il est possible de dater.

L’indemnisation

Un salarié victime d’un accident de travail sera mieux indemnisé qu’un salarié victime d’un accident sans lien avec le travail : il n’y aura pas de délai de carence et les indemnités journalières seront plus importantes. L’organisme de sécurité sociale verse à l’employé des indemnités journalières dès le premier jour suivant l’arrêt de travail dû à l’accident, et le salarié est indemnisé pendant toute la période jusqu’à la guérison complète, ou jusqu’à la consolidation (stabilisation et caractère permanent de la lésion). Le montant de ces indemnités s’élève à 60 % du salaire journalier de base et à 80 % à partir du 29ème jour d’arrêt de travail.

L’accident de trajet

Selon la Sécurité sociale, l’accident de trajet, qui se produit entre le domicile ou l’endroit où l’employé prend son repas et le lieu de travail, est considéré comme un accident du travail. Mais d’après le droit du travail, il s’agit d’un accident de droit commun. En fait, on peut considérer que l’accident de trajet est une sous-catégorie de l’accident du travail. Mais pour cela, il faut obligatoirement qu’il intervienne aux heures normales et sur le parcours normal du salarié. L’employeur doit alors envoyer le formulaire Cerfa n°14463*01 en trois exemplaires à la caisse primaire et en conserver un quatrième exemplaire.
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